L’Auxerrois blanc, symbole de l’Est

Cépage blanc traditionnellement cultivé dans l’Est de la France, l’auxerrois blanc est un vin fin et souple, souvent utilisé en assemblage. Ses arômes doux et épicés permettent d’obtenir des vins subtils.

Ce cépage lorrain cultivé depuis le Moyen-Age a été préservé de l’occupation allemande en étant mis à l’abri par les vignerons dans les pépinières de la région d’Auxerre. Son nom viendrait de cette tranche de l’Histoire. Il fait désormais partie des encépagements majeurs des AOC Alsace, Moselle et Côte de Toul. Il trouve son essor également dans les années 50 dans le Val de Loire. Malgré sa prédominance actuelle dans le vignoble alsacien et mosellan, il a fait sa place également en Bourgogne et dans le bordelais.
Pour le différencier de l’auxerrois rouge de la région de Cahors, on le nomme également « pinot auxerrois ». Son nom ne vous dit peut-être rien, mais il fait partie des productions majeures, notamment pour l’élaboration du Crémant d’Alsace. Il sait se faire discret, son caractère contribue à de nombreux vins blancs expressifs. Il permet d’élaborer tant des vins secs (Appellations Moselle blanc, Côte de Toul) que des vis plus doux et nuancés (Côte de Meuse, Crémant d’Alsace).

Un cépage préservé et exigeant

Issu du croisement du gouais et du pinot (tout comme l’aligoté ou le chardonnay), l’auxerrois blanc est toutefois un vin beaucoup plus exigeant. Il se plaît dans des sols calcaires et au climat septentrional, mais ne bourgeonne qu’à partir de 10°C, sa maturité est semi-tardive. Les grappes sont de petites tailles, tout au plus moyennes, mais compactes. Les baies de raisin sont très légèrement ovoïdes avec une belle peau fine qui va du blanc vert au jaune doré à maturité. Il ne se déguste pas à table, mais sublime de nombreux vins.
Ce raisin produit un vin blanc sec à la fois doux et épicé, peu acide, avec une bonne teneur en alcool. On lui reproche souvent son manque d’acidité, toutefois, c’est un cépage aux arômes stables, qui s’exprime pleinement en assemblage. Malheureusement, son manque d’acidité ne permet pas de le travailler en mono-cépage.
Il développe des arômes fruités qui accentuent sa douceur : notes de fruits exotiques, fruits mûrs (coing), épices douces. Au nez, on retrouve tout d’abord la fraîcheur du pamplemousse, des fleurs blanches et parfois un peu de noisette fraîche.
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L’auxerrois blanc rentre dans la production de nombreux crus, tels que le Côte de Toul blanc, l’Alsace blanc Edelzwicker, le Moselle blanc ou le Crémant d’Alsace blanc.

L’auxerrois à table

Pour découvrir l’Auxerrois à table nous vous recommandons un « tour de France des Appellations » pour découvrir toute la palette des spécificités qu’il peut apporter à un vin. Débutez tout d’abord par un Crémant d’Alsace blanc Auxerrois à l’apéritif. Il accompagnera avec fraîcheur des petits vols au vent ou des gougères.
En entrée, des poireaux sous toutes leurs formes (tourte, flamiche dinantaise) s’accommoderont très bien d’un Moselle blanc.
Pour mettre en valeur un Saône et Loire blanc, un plat traditionnel s’équilibrera parfaitement grâce à la vivacité du vin : Gratin de tripes à l’ancienne, pieds de porc glacés ou caviar des canuts (avec une petite salade verte tout de même pour équilibrer le tout).
En dessert, terminez le repas avec un Périgord Vin de Domme blanc Vendanges Tardives pour accompagner tout en douceur un gâteau nantais.

 

FAQ

Pourquoi l’auxerrois est un vin d’assemblage ?
Traditionnellement, ses caractéristiques organoleptiques n’ont pas permis qu’il soit retenu seul pour obtenir une appellation ou un titre. Toutefois, des jeunes et ambitions vignerons le proposent désormais en vin de monocépage, il a tant à y gagner ! Avec un beau travail de vinification, de maturation et des fûts de chêne, il mérite bien d’apparaître en solo sur nos tables.

Quel temps de garde ?
Les vins d’auxerrois se dégustent jeunes et il n’est pas recommandé de les garder. Selon les années et le travail en chai, il est toutefois possible d’aller jusqu’à 5 ans.